Participants : Laure, Mark (STC), Andreas (STC), Nat (SUSS), Seamus, Alan (STC).
Comme promis, des nouvelles de la nouvelle cavité (JF-463) que nous avions découverte lors du précédent week-end en février.
Après un attérrissage à Hobart à 22h le vendredi soir, les courses au supermarché, 2h30 de route, une nuit pluvieuse et 1h de marche d'approche sous la pluie... c'est un peu entamés et complètement trempés que nous jetons une corde dans JF-463. Nous avions prévu des visites dans d'autres gouffres alentours pour les jours suivants. Les quelques optimistes du groupe par contre avaient à peu près 200m de corde et 3 batteries de perceuse dans le sac et plaisantaient à propos de passer les trois jours à explorer les galeries gigantesques que nous allions trouver dans notre nouvelle grotte.
Le futur donnera raison à ces derniers, et l'enthousiasme de la première suffira presque à nous tenir chaud tout au long de l'exploration et en cuisinant sous la pluie. Mark a testé sa nouvelle caméra de casque et monté une chouette vidéo pour vous montrer tout ça ! (en anglais)
http://vimeo.com/63801874
Quelques images :

Un crâne d'ornitorhynque à la base de P2

Mark jette un oeil dans la "Chambre du deltaplane", Hang-glider chamber

Nat aide Mark à percer la bonne profondeur, tête de puits P4

Nat revient vers la base de P4 après une excursion dans le monde de la boue : on arrive au niveau de la rivière
Un plaisir incroyable à explorer une grotte vierge !
Et au fond de la chambre du deltaplane, trois puits partent que nous n'avons pas eu le temps de descendre...
Voilà une première topo approximative :

Plus d'infos : Télécharger le Spiel 395
Ah et une anecdote : Mark me disait depuis quelques temps : "Il faut que je te montre ces films spéléo, ils sont trop drôles mais je ne comprends pas le français !" 009 et Speleus sont célèbres jusqu'en Australie ! Quelle fierté de dire : "c'est des gars de mon club !"
Laure
En attendant que la neige fonde aux Artses, visite familiale de la Résurgence de Roche. Les explorateurs sont au top.

C'est la crue...

Les explorateurs sont très rapidement bloqués par l'eau, après avoir suivi la rivière souterraine sur quelques mètres. Chouette et impressionnant quand même !
Est-ce que cette eau provient bien de pertes dans la rivière Eau Froide ? Est-il intéressant de tenter le pompage du siphon terminal ? En tout cas, il y a de jolies formes d'érosion. A suivre...
Plus qu'à sortir du canal !

Nous ne serons cependant pas venu pour rien, car une nouvelle entrée sur joint est repérée dans les falaises au-dessus de Roche. Hé ! Hé ! Hé ! :-)

Michel
www.speleologie.ch/mdemierre
Participants : Marc et Jack
Avec une temps "humide" et des grosses crues un peu partout, nous nous décidons au dernier moment pour fair un tour dans les gorges de l'Orbe afin de continuer nos prospections.
Zut, il n'y a rien ...

Malgré de belles falaises, la zone choisie est à priori peu favorable car il n'y a pas de calcaires massifs Urgonien mais uniquement des marno-calcaires du Valanginien inférieur (Berriasien). Nous trouvons toutefois plusieurs petites cavités pas encore connues, mais toutes sans continuation.
Une petite cavité au porche assez bas

Et une autre dont le porche est cette fois plus imposant

Au final, cette journée nous a permis de topographier et d'inventorier quatre nouvelles petites cavités pour les archives.
Participants : Hervé et Jack
Retour mais cette fois sans la pluie dans la région de Bonaudon-Hautaudon (Commune du Haut-Intyamon/Fribourg) et après une longue grimpette depuis le vallon de l'Hongrin, nous atteignons enfin notre premier objectif, la grotte HA4 située sur le flanc sud de Hautaudon.
Toutefois en arrivant à l'entrée située dans une zone très raide avec des falaises, un des sacs bascule dans le vide, roule dans la pente avant de finir 150m plus bas ! Pas le choix, il faut aller le rechercher mais au moins on a trouvé un nom pour cette grotte : ça sera la "Grotte du Sac Volant" !
Le bel orifice de la Grotte du Sac Volant (HA4)

Après ce contretemps, nous pouvons alors topographier cette jolie cavité constituée d'un gros méandre remontant, mais au terminus impossible de franchir un passage très étroit. Il faudra donc revenir pour désobstruer ...
Dans le méandre du HA4

Tentative pour forcer le terminus du HA4

Nous nous déplaçons ensuite plus en aval mais toujours sur le flanc sud de Hautaudon pour aller topographier le HA5 (Grotte du Calepin).
Pour y accéder, la pente est moins raide mais plus désagréable car c'est un éboulis recouvert d'une végétation très dense et de troncs pourris. Quant à la cavité, c'est une grosse faille inclinée avec deux ressauts remontants et qui se termine par un petit conduit suivi d'un laminoir argileux. Ici aussi une désobstruction serait à tenter ...
Entrée de la Grotte du Calepin (HA5)

Un petit ressaut à remonter dans le HA5

Laminoir terminal du HA5

Après quoi il sera temps d'entamer la marche du retour avec la satisfaction d'avoir pu inventorier deux nouvelles grottes sur ce massif.
Jack
Participants : Hervé et Jack
Pour cette journée dans la Combe de Bonaudon (Haut-Intyamon/Fribourg), les conditons météo sont plus que fraîche avec en prime du brouillard et une pluie torrentielle !!!
Il nous est donc impossible de réaliser les objectifs prévus car l'accès dans les falaises est trop dangereux ce qui nous obligent à rester dans des zones moins exposées. Une nouvelle petite grotte dont l'orifice avait été repéré au cours de l'année 2011 est ainsi topographiée.


Après cette journée de prospection plus que "humide", la marche du retour sera pleinement appréciée pour se réchauffer avant de retrouver la voiture pour enlever nos habits détrempés.
La grotte du Dragon, au pied des falaises du Vanil des Artses en Gruyère, titille les Folliu-Bornés depuis un certain temps déjà. Lors de la dernière expé, un méandre haut et très étroit avait stoppé les explorateurs au sommet d’une grande salle. Ce méandre est l’un des objectifs principaux du camp Folliu Borna 2012, vu le fort courant d’air qui en sort.
Pour monter au Dragon, il faut commencer par réparer la via ferrata « spéléo » ou être très courageux. Les avalanches et les chutes de pierres sont redoutables : une corde est sectionnée et certains serres-câbles cassés. En arrivant à la grotte, la rivière d’air froid coulant de l’entrée plonge rapidement les explorateurs dans l’ambiance souterraine du Dragon. Après quelques trémies, des étroitures où siffle le courant d’air, des cheminées et d’autres obstacles, l’équipe désob s’attaque au terminus. Le passage est rapidement pénétrable et la première peut commencer. Après un court ramping, le spéléo débouche au pied d’une grosse cheminée. Les beaux volumes du Dragon sont de retour. Cool ! La grotte reprend aussi sa remontée vertigineuse. Une première escalade délicate sur une étroite vire siliceuse, suivi d’une deuxième en faisant une opposition à la Jean-Claude Van Damme, conduisent les explorateurs vers l’inconnu. Anne-Cécile et Pierre reviennent de la pointe le sourire aux lèvres pour annoncer la bonne nouvelle. Il y a une nouvelle salle et ça continue avec de nouvelles escalades et de jolis méandres. Incroyable !
Pendant ce temps, une autre équipe s’intéresse aux écoulements d’eau. L’eau est précieuse pour les alpages et celle coulant dans cette cavité pourrait s’avérer très utile. Il faut savoir que le chalet de Chenau, où nous faisons nos camps, est déjà alimenté par l’eau d’une grotte. Afin d’en savoir plus, Florian nous a développé un débitmètre à godets. Le chalet d’alpage est transformé en laboratoire d’électronique, Pascal sortant son fer à souder et Florian son multimètre, afin de régler les derniers « détails ». Tout est rapidement fonctionnel et le capteur est transporté bien profondément dans la montagne. Un barrage efficace y est construit afin de récupérer le filet d’eau coulant à l’étiage. Les scientifiques du jour sont enthousiastes à chaque basculement du capteur. Il est cependant déjà temps de regagner la surface.
L’expé suivante permet d’équiper certains passages trop aériens et surtout de poursuivre l’exploration. La suite semble cependant compromise en arrivant sous une impressionnante trémie, avec des plaques de plusieurs tonnent défiant la gravité et les spéléos. Une nouvelle expé est nécessaire pour franchir cet obstacle. Les spécialistes ès trémie, Jacques, Gilles, Pascal et notre géologue Anne-Cécile, jaugent la trémie. Aucun souvenir d’un empilement aussi instable ! Impossible à désobstruer ! Fort heureusement, une nouvelle escalade permet de court-circuiter ce bouchon. La suite est un peu chaotique, avec une rampe dans des strates inclinées à 40 degrés, un peu comme celle du Gecko, mais à la taille du dragon de Komodo. La montagne a du bouger depuis la fin du creusement de cette grotte, car par endroit les parois sont transformées en empilements de blocs. Miraculeusement, le passage reste possible jusqu’à une nouvelle salle, où plutôt un gros méandre. Deux suites sont entrevues dans les plafonds. La première est escaladée en artif par Gilles et Pascal, mais elle devient impénétrable. Après une escalade vertigineuse, les funambules du jour, Luca et Anne-Cécile, trouvent la suite tant espérée dans la deuxième, à une douzaine de mètres de hauteur. C’est parfois bien agréable d’être un simple topographe. Une nouvelle salle est découverte, avec une montagne comme explosée de l’intérieur. Il y a beaucoup de vide, mais aussi des blocs monstrueux. Pas facile de trouver la suite de la cavité ! Après cette belle première, les spéléos sont contents de retrouver le plancher des vaches.
C’est la dernière expé du camp. Ca commence à devenir franchement long d’atteindre le terminus de la grotte. C’est bon signe. Depuis la salle terminale, une galerie spacieuse part sur le côté et un méandre ventilé, aux dimensions modestes, continue droit devant. Nous suivons le courant d’air, notre fil d’Ariane depuis de nombreuses sorties. Malheureusement, ce méandre devient rapidement trop étroit. Les désobeurs, se remettent à l’action. Pas de problème ! Pascal, Gilles, Anne-Cécile et Jacques ont bonne mine et le reste de l’équipe, Florian et Michel, la motivation des grands jours pour terminer la topo. Arrêt sur une suite prometteuse, mais obstruée, à +225 mètres de dénivellation. Incroyable ! Cette dernière expé du camp se termine comme d’habitude aux aurores, avec un magnifique soleil sur la Gruyère, les Préalpes et notre via ferrata.
Un camp génial, dans la vraie ambiance spéléo, avec assez de découverte pour en rêver jusqu’à l’année prochaine. Tristesse !
Gilles, Pierre, Jacques, Anne-Cécile, Luca, Pascal, Florian et Michel, des Folliu-Bornés du SCMN, GSL, SCPF, etc. ont participé au camp 2012.
Une partie de l’équipe pose devant les Artses

Michel
www.speleologie.ch/mdemierre
Participants : Hervé et Jack
Après la sortie du mois de juillet avec Valérie, nous voilà de retour dans cette très belle région de La Fava (Conthey/VS).

Avant de continuer la prospection, nous allons d'abord voir le fond de la perte découverte précédemment (FA1), mais après une fissure descendante et étroite nous butons finalement sur un passage impénétrable.
Entrée de la Perte sur Grand'Combe (FA1)

Nous montons ensuite sur une zone vers 2300m d'altitude où nous ne trouvons qu'une doline, puis nous continuons nos investigations sur une zone de lapiaz vers Montorbon.
Prospection sur Montorbon avec en arrière plan le Mont Gond

Finalement, c'est dans la falaise sud du sommet de Montorbon qu'une jolie grotte (FA2) est trouvée en suivant une vire aérienne à environ 20m du sol. L'entrée n'est pas bien grande, mais elle donne directement sur un beau méandre amont-aval où il reste encore un conduit latéral a explorer.
Grotte Sud de Montorbon (FA2)


Après la topographie de cette cavité, la fin de journée sera consacrée à prospecter des zones un peu plus basses en altitude avant de rejoindre la voiture pour se reposer en profitant du soleil couchant.
Participants : Evelyne, Mario, Hervé, Marc et Jack
C'est tôt le matin et lourdement chargé que nous entamons notre marche d'approche pour cette journée d'exploration sur la Dent de Hautaudon (commune du Haut-Intyamon / Fribourg).
En contrebas du Col de Bonaudon pour accéder à la Dent de Hautaudon

La topographie d'une première petite grotte (HA1) ne nous laisse aucun espoir de continuation, puis dans une deuxième petite grotte (HA3) on est contraint de s'arrêter sur un passage à désobstruer.
Entrée de la Grotte HA1

Finalement, c'est une troisième grotte (HA2 ou Grotte des Oiseleurs) qui se révèle la plus intéressante. L'orifice donne en effet dans une salle spacieuse mais remplie de gros blocs, après quoi on rejoint ensuite un puits.
Entrée de la Grotte des Oiseleurs (HA2)

Au sommet du puits

A la base de ce puits, on peut alors cheminer dans un très joli méandre, pas très large (60cm à 1,2m) mais de 15m de hauteur. Une cinquantaine de mètres plus loin, ce dernier perd de la hauteur puis se prolonge par une courte galerie en conduite forcée et un laminoir menant dans une petite chambre sans issue.
A la base du haut méandre

Galerie basse au terminus de la grotte

Comme il y a un fort courant d'air dans le gros méandre et que des ossements de chauves-souris ont été trouvés au terminus, nous partons alors chercher la provenance de ce courant d'air. Après une escalade, une vire aérienne est équipée pour atteindre un départ, mais peine perdue car ce n'est qu'un court annexe en cul-de-sac. Si une suite existe, elle doit donc se trouver tout au sommet du méandre ...
Partie terminale du méandre où il ne fait plus que 5m de hauteur

L'accu de la perceuse étant mort, c'est finalement un bon prétexte pour ressortir après 5-6h d'exploration et de topographie dans cette Grotte des Oiseleurs, puis retour au bercail bien fatigués mais la mine réjouie par cette journée bien remplie.
Jack
Participants : Evelyne, Mario, Valérie et Jack
Montée au chalet du club pour une longue journée de prospection dans la région, puis en fin de journée nous profitons pour aller voir un orifice repéré il y a deux ans. L'étroiture d'entrée est finalement franchie, mais à -5m une nouvelle étroiture nécessite cette fois des moyens plus percutants pour continuer l'exploration de cette nouvelle baume ...

Jack
Participants : Evelyne, Mario, Hervé et Jack
Plus d'une dizaine d'années après la topo des deux premières Galeries de la Pierre à Perret, retour sur ce site du chablais valaisans pour aller voir la troisième galerie qui s'ouvre en pleine paroi.

Pour y accéder, il a une vire qui au début est facile, mais comme une chute à cet endroit se terminerait vraiment très mal (!?!?), nous ne prenons aucun risque et nous l'équipons depuis le départ.

Les derniers mètres sont par contre plus aériens et la roche est de surcroit bien pourrie. Finalement un petit pendule puis une remontée nous permet de mettre les deux derniers goujons pour accéder au porche.

Après une courte mais large galerie puis un passage bas entre des blocs éboulés, nous atteignons malheureusement le terminus dans une salle basse au sol remplis de sédiments bien mous car gorgés d'eau.

La topographie est donc rapidement levée avant d'aller profiter du soleil.
Jack
Ce journal en ligne est un complément à notre site web dont l'adresse est www.speleo-lausanne.ch
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